| Le
texte descriptif
Qu'est-ce
qu'un texte descriptif?
Comme
son nom
l'indique, le texte descriptif sert à décrire quelqu'un
ou quelque chose, sans
manifestation des sentiments de l'auteur du texte. Beaucoup de choses
peuvent
être décrites à l'aide d'un texte descriptif : un
objet, un être vivant, un
évènement, une situation, un concept, une
procédure, etc.
Généralement,
on
décrit le sujet en parlant de ses propriétés
principales (aspects) et en
détaillant ces propriétés en sous-aspects. Voici
un exemple d'aspects et de
sous-aspects d'un texte descriptif.

Caractéristiques du texte descriptif
- Présence
de FAITS VÉRIFIABLES ET OBJECTIFS (sans opinion).
- En
plus des paragraphes de la description, il comprend une brève
introduction, qui présente le sujet et ses aspects, et une
brève conclusion qui résume l'information livrée.
- ABSENCE
de verbes exprimant une émotion ou un sentiment, sauf dans les
citations.
- ABSENCE
des pronoms personnels je, tu, nous, vous.
Il doit y avoir prédominance des pronoms de la troisième
personne : il, ils, on.
- Présence
de nombreux GROUPES NOMINAUX : noms accompagnés
d'adjectifs descriptifs ou d'adverbes, groupes prépositionnels
(ex.: des escaliers avec de grandes marches), comparaisons (un
mur grand comme un édifice de trois étages).
- Utilisation
d'un VOCABULAIRE NEUTRE, sans connotation trop
péjorative (ex. : bazou au lieu de voiture) ou
trop méliorative (ex. : adonis au lieu de jeune homme).
- Emploi
prédominant de la phrase déclarative, qui peut être
affirmative (ex. : Le castor construit son
barrage avec sa queue) ou négative (ex. : L'homme
préhistorique ne disposait pas de technologies
de pointe).
Un exemple de texte descriptif
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La cabane du
trappeur
Il y a plusieurs
années, les trappeurs vivaient dans des cabanes en bois rond.
Aujourd'hui, ceux qui s'en construisent encore le font pour le plaisir.
La cabane est un
entassement de gros rondins posés les uns au-dessus des autres
selon un plan carré. Leurs deux extrémités sont
encochées pour recevoir le tronc suivant et assurer une
meilleure stabilité à l'échafaudage.
La cabine n'a pas de
porte, mais une trappe dans le toit, à laquelle on accède
par un ponton incliné... pas besoin d'échelle à
l'intérieur, les troncs forment des marches. Les fentes entre
les troncs ont été colmatées par des
« bouchons de torchis » formés de petits
bâtons entourés d'herbes sèches mêlées
à de la terre glaise très humide. Le toit a deux pentes.
C'est une armature de rondins serrés les uns contre les autres
et recouverts d'une couche de terre sous laquelle on a disposé
une toile en plastique. Les fenêtres sont des fentes entre deux
troncs, dégarnies de « bouchons » en
torchis.
À
l'intérieur, en glissant des perches entre deux murs se faisant
face, on a construit des couchettes superposées, des banquettes,
une table. Un plancher fait de croûtes nous isole du sol.
C'est ainsi
qu'était construite la cabane du trappeur.
Tiré de
VIVRE EN ROBINSON, Michel et Annie Politzer, Gallimard, 1975
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On
voit que ce texte possède une introduction
et une conclusion.
On pourrait en résumer le plan de cette façon :
Page
élaborée
par MARTIN
BÉLANGER à
partir du site de J.-P. Caron
Enseignant de français et de sciences humaines
PROTIC - 1re et 2e secondaires
École secondaire Les Compagnons-de-Cartier
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